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23/11/2017

Les vélos taxeurs d’Anne Hidalgo...

À la Mairie de Paris, en plus d’une Tour Eiffel qui s’allume et s’éteint à un rythme de plus en plus vif au point de virer stroboscopique, si on n’a pas de pétrole, on a tout de même plein d’idées… Surtout des idées de taxes, comme il se doit dans une mairie socialiste.

Vous me direz qu’après tout, il faut bien trouver un moyen de financer les prochains Jeux Olympiques que l’équipe d’Anne Hidalgo est parvenue à décrocher de haute lutte, la capitale française étant seule en lice pour 2024. Certes oui, j’ai bien lu ici ou là, sous la plume facétieusement cynique (ou complètement naïve) de l’un ou l’autre chroniqueur adoubé par le pouvoir que cette fois-ci, c’est sûr, ces J.O. dégageront un excédent budgétaire et que rien ne sera laissé au hasard. Et si le lait et le miel ne couleront pas en flots continus, on n’en sera pas loin grâce à de savants dosages de sponsoring privé, d’aides d’États et de petites ponctions forcément indolores sur des portefeuilles dodus de contribuables heureux (très, très, beaucoup) de voir d’indispensables sportifs en lycra jaune moulant se dandiner sur les bords de Seine. Certes.

Mais quand bien même : il faudra tout de même trouver quelques millions pour financer la création d’une nouvelle délégation au sein de la ville de Paris, destinée à s’occuper de ces jeux. À raison, certains élus – comme le centriste Éric Azière – s’étonnent de cette nouveauté coûteuse :

« Créer 23 postes pour les JO alors qu’il existe déjà un comité d’organisation des Jeux olympiques, est-ce bien rationnel ? »

… Et ce, alors qu’existent déjà deux pôles, comptant 13 personnes, chargés respectivement de suivre la candidature de Paris aux J.O. et des grands événements.

Peu importe, semble insister l’Anne de Paris qui tient décidément beaucoup à claquer un maximum d’argent gratuit des autres mis à sa disposition. Quant au problème de financement, je l’ai dit, il n’en est pas vraiment un puisqu’à chaque trou budgétaire correspond (comme on l’a vu récemment avec les palpitants épisodes de la série « Les Gros Sous de Bercy ») une nouvelle taxe.

Or, question taxation arbitraire, les occasions ne manquent pas puisqu’il suffira par exemple de taper sur les vilains nouveaux concurrents du Vélib pour régler deux problèmes d’un coup : d’une part, celui de trouver des sous pour les poches percées de nos élus, et d’autre part, celui de casser les jambes de tout concurrent potentiel aux rentes de situation politiques.

Avec l’apparition récente de vélos en libre-service, hors de toute borne encombrante, la mairie tient en effet une occasion en or qu’il suffira d’exploiter en laissant parler la fibre la plus corporatiste et la plus connivente de nos élus : à l’instar d’Uber qui, par l’utilisation intelligente des services de géolocalisation des téléphones mobiles, avait révolutionné l’usage du taxi, de nouvelles sociétés se sont lancées dans l’exploitation de vélos en flotte libre, en concurrence directe et frontale des Vélibs, ces tanks bicycles que la Mairie de Paris essaye de faire passer pour des « petites reines » depuis plusieurs années.

Ces entreprises comme GooBee.bike, oBike, Indigo Weel, Ofo...

Suite et source : Hashtable

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