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13/11/2017

Paradise Papers : 4 hypocrisies occultées par les médias...

Ce que les Paradise Papers révèlent c’est avant tout l’hypocrisie de personnes prêtes aux artifices les plus bas et nauséabonds pour défendre leur bout de gras.

Toute personne ayant une télévision, un accès à internet, ou qui est tout simplement  restée éveillée au moins une fois au cours du siècle dernier n’apprendra pas grand chose via les « Paradise Papers ».

Le fait qu’il existe des pays où la fiscalité est à peu près supportable n’est un secret pour personne. Ce que les Paradise Papers révèlent c’est avant tout l’hypocrisie de personnes prêtes aux artifices les plus bas et nauséabonds pour défendre leur bout de gras.

CHAQUE ANNÉE, LE MONDE ET SES JOURNALISTES SOUSTRAIENT DES DIZAINES DE MILLIONS AU FISC

En première ligne de cette armée d’hypocrites se trouve le journal Le Monde, membre du consortium de journalistes qui font le recel de données obtenues frauduleusement.

Au deuxième et troisième jours des « révélations des Paradise Papers », les journalistes du Monde nous ont offert toute une série d’articles sur l’évitement de la TVA, que ce soit pour les yachts à Malte ou les jets privés sur l’Île de Man. Cependant, ils se sont bien gardés de relever qu’en matière d’évitement de la TVA ils s’y connaissent bien, et pour cause !

L’entreprise française moyenne est soumise à un taux de TVA de 20% lorsque le groupe Le Monde n’en paie que 2,1%, soit 9,5 fois moins (je n’arrondis pas à 10% sinon « les décodeurs » diront que j’exagère). Avec un chiffre d’affaires de 324 millions d’euros, c’est ainsi plus de 58 millions d’euros qui n’ont pas été dans les poches de l’État, uniquement pour l’année 2016 ! Et encore, du fait de la déductibilité de la TVA, il est plus que probable que ce soit l’État qui ait versé de l’argent au groupe Le Monde au titre de la TVA, groupe pourtant bénéficiaire.

DÉDUCTION FISCALE POUR LES JOURNALISTES

Mais les avantages ne s’arrêtent pas là. Tous les Français qui paient l’impôt sur le revenu (soit moins de la moitié des adultes) savent qu’ils peuvent déduire de leur revenu imposable 10% au titre des frais professionnels. Ce qu’ils ne savent peut-être pas, c’est que le gouvernement Jospin a octroyé aux journalistes une déduction supplémentaire à hauteur de 7650 euros annuels.

On n’imagine pas les frais que cela entraîne de copier-coller des dépêches de l’AFP. Ainsi, ce sont 50 millions d’euros par an qui ne vont pas dans les poches de l’État, et pour les 400 journalistes du Monde, ce sont quasiment 3 millions d’euros qui échappent chaque année à l’impôt. Pas besoin de mettre son argent à l’étranger lorsqu’on a des niches fiscales taillées sur mesure à domicile.

J’aurais pu aussi citer l’exonération de l’ISF pour les titres de presse mais la réforme Macron est passée par là. Et puis, de toute façon, les titres de presse française ne valent rien (Le Monde a été racheté pour 110 millions d’euros quand Thomson Reuters vaut près de 40 milliards de dollars canadiens).

LE RÔLE TROUBLE DES ASSOCIATIONS GAUCHISTES

En seconde ligne des hypocrites, on retrouve les associations gauchistes dont Oxfam, la première d’entre elles. Oxfam est une habituée de l’hypocrisie, donc la retrouver ici n’est pas étonnant : c’est l’association qui chaque année se plaint des inégalités tout en versant à son PDG américain un salaire de plus de 350 000 dollars US, soit plus de 300 SMIC, ce qui la place ainsi parmi les 0,03%  les plus riches du monde (grâce à l’argent des donateurs).

D’où vient l’hypocrisie ici ? En tant qu’association, Oxfam, qui a des revenus supérieurs à un milliard d’euros est totalement exemptée d’impôt sur les sociétés. Mais ce n’est pas tout : l’essentiel des dons qu’elle reçoit offre des déductions fiscales.

Autrement dit, comme n’importe quel cabinet de conseil comme Appleby, Oxfam vit de l’optimisation fiscale. À noter aussi que, contrairement aux entreprises cotées, Oxfam ne révèle pas le salaire de ses cadres dans son rapport annuel. La transparence, c’est pour les autres.

UNE CLASSE POLITIQUE EN DESSOUS DE TOUT

Nous en arrivons à notre troisième catégorie d’hypocrites et celle-là n’étonnera personne car c’est son fonds de commerce :...

Suite et source : contrepoints

17 novembre à paris : conférence sur le bolchévisme...

A

Énergies renouvelables. Les éoliennes dans le collimateur du ministère de la Défense ?

Les éoliennes, il n’y a pas que les riverains ou les associations qui défendent les paysages qui en ont marre. L’armée aussi. Elle trouve que la France est « saturée » d’éoliennes et que celles-ci perturbent grandement le fonctionnement des radars. Un projet de décret, censé à l’origine assouplir l’installation d’éoliennes et qui a intégré les préoccupations de l’armée, inquiète la filière.

Aujourd’hui, la moitié des projets éoliens français (53% soit 253) font l’objet de recours en justice. Et les contraintes d’implantation sont nombreuses : « habitations, monuments, centrales nucléaires, zones Natura 2000, aéroports, radars météorologiques… » mais surtout « secteurs d’entraînement à très basse altitude de la défense, réseau très basse altitude de défense, zones de vols tactiques pour hélicoptères de combat, zones interdites, zones dangereuses ». Pour Jean-Yes Grandidier, patron de Valorem et cofondateur du syndicat professionnel France énergie éolienne (FEE), 6500 MW de projets éoliens sont gelés par le ministère de la Défense.

Dans un livre paru le 19 octobre (Le Vent nous portera, Gallimard) écrit avec le journaliste Gilles Luneau, il explique qu’à cause des contraintes imposées par les militaires et les centrales nucléaires, de plus en plus de portions de territoire sont interdites aux éoliennes. En France, 12.3% du territoire étaient grevés par ces contraintes en 2013, 50.25% en 2016 et d’ici 2019, cela pourrait être 86% du territoire.

Un décret vise en effet à étendre la zone tampon interdite aux éoliennes de 30 km autour d’un radar militaire à 70 km. « Les éoliennes sont dans le collimateur de l’armée car elles renvoient un signal qui, pour résumer, peut faire prendre à un radar des éoliennes pour des avions ou lui empêcher de détecter un avion qui passerait derrière un champ d’éoliennes », explique Le Monde. Pour le général Pierre Reutter, patron de la Dircam (direction de la circulation aérienne militaire), l’autorité qui rend les avis de l’armée sur les projets éoliens, « les éoliennes peuvent constituer un obstacle à la réalisation de nos missions en réduisant notre capacité de détection des menaces voire en les annihilant ».

Pour mieux connaître les impacts des éoliennes sur les radars, les modéliser et pouvoir les contrecarrer,« la direction générale des armées a chargé l’Office national d’études et de recherches aérospatiales de développer un logiciel de simulation dénommé Dempere – pour démonstrateur de perturbations des éoliennes sur les radars électromagnétiques. La première version, en cours d’élaboration, a pris du retard et la deuxième phase d’expérimentation ne devrait pas débuter avant le premier semestre 2018 ».

Le ministère de la Défense répondait au sujet de DEMPERE à un sénateur le 15 septembre 2016 : « Pour améliorer la précision de ses estimations, le ministère de la Défense a lancé le développement d’un outil spécifique de modélisation dénommé « DEMPERE » (DEMonstrateur de Perturbations des Éoliennes sur les Radars Électromagnétiques) afin notamment de mieux mesurer la contrainte exercée par l’implantation d’éoliennes sur la performance des radars de la défense. Cet outil doit faire l’objet d’expérimentations qui permettront d’affiner les données de simulation. C’est au terme de ces essais que le projet de décret sera finalisé en vue de définir les critères d’espacement, d’alignement et de neutralité hertzienne des aérogénérateurs vis-à-vis des installations de défense (radars, postes d’observations et zones sensibles). »

La réponse précise aussi les besoins des armées : « les armées nécessitent pour l’entraînement des avions de chasse et des hélicoptères en vol tactique de larges tracés libres sur le territoire national, présentant une faible densité de population, afin de préserver la sécurité des centres urbains. Cet entraînement est indispensable à la préparation des forces aériennes stratégiques et conventionnelles, appelées à être déployées en opérations extérieures. Ces tracés ne sont compatibles qu’avec des aérogénérateurs dont la hauteur varie entre 90 et 150 mètres au plus. Il appartient aux projeteurs de respecter ces plafonds dans ces secteurs » tout en ouvrant la voie à une réduction de ces secteurs. En 2014, une étude a amené à « de 18 % le réseau très basse altitude des avions de chasse et de 11 % les secteurs d’entraînement au vol tactique des hélicoptères ».

Le problème, c’est que tant que le logiciel n’est pas au point, l’armée se barricade derrière le principe de protection et « a prévenu qu’elle émettrait désormais des avis défavorables aux nouveaux projets ». Jusque là, l’armée accueillait plutôt favorablement le développement de l’éolien terrestre, comme il est précisé dans la réponse du ministère de la Défense au Sénat : « depuis 2011, [le ministère] a ainsi donné un avis favorable à près de 88 % des demandes de permis de construire de parcs éoliens qui lui ont été présentées, et a autorisé la réalisation de plus de 26 700 MW éoliens ». Comme les avis de la Défense sont nettement plus écoutés que ceux des opposants locaux ou des collectivités territoriales – et pour cause – ce sont souvent des arrêtés de mort pour les projets éoliens concernés.

Secrétaire d’État à la transition énergétique et solidaire, Sébastien Lecornu a installé ce 19 octobre un groupe de travail pour simplifier les règles de l’éolien terrestre et tenter de concilier les intérêts de la Défense et des industriels éoliens. « L’armée étudie chaque dossier en prenant en compte les perturbations que génèrent les éoliennes sur les radars qui protègent notre territoire et les obstacles que ces dernières peuvent représenter dans ses zones d’entraînements »explique-t-il au Monde. Les intérêts de l’armée ne seront pas sacrifiés, mais il milite pour que les vastes terrains de la Grande Muette servent à des « logiques de compensation », notamment pour y installer des panneaux solaires.

Source : breizh-info.com