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26/10/2017

Petite visite médicale du projet de loi de finance de la sécu...

La recette du gouvernement ne diffère en rien des précédentes.

La présentation, ces jours-ci, du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) par Agnès Buzyn, ministre de la santé, constitue son véritable baptême du feu. Elle a de la chance : les effets de la crise de 2008 commencent à s’estomper et, la masse salariale augmentant, les finances de la Sécu s’améliorent « naturellement ». Et même si, en même temps – comme dirait notre Président -, la population vieillit et les traitements sont de plus en plus coûteux, la tendance est favorable. Les dépenses ne baissent pas, mais leur hausse ralentit, et le retour à l’équilibre en 2020 pourrait ne pas être un mirage.

Mais, jouant sur les mêmes sempiternels paramètres, la recette du gouvernement ne diffère en rien des précédentes : hausse des cotisations via la CSG, baisse de la prise en charge avec deux euros de plus sur le forfait journalier hospitalier et baisse imposée du prix des médicaments. Rien de novateur, et surtout pas l’ébauche d’une mise en concurrence de la Sécu avec les assureurs privés, moins chers et plus efficaces…

Bien sûr, la lutte contre les fraudes doit être améliorée : « Il faut cesser d’être laxiste avec ceux qui abusent d’un système généreux. » Mais ne faudrait-il pas inverser les deux adjectifs ? Trop d’arrêts de travail sont plus « sociaux » que médicalement justifiés, parce que la médecine est souvent devenue le camion-balai de conflits professionnels inextricables. Et Mme Buzyn en est bien consciente quand elle demande : « Jusqu’à quand l’assurance maladie palliera-t-elle les défaillances du management au travail ? »

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Suite et source : boulevard voltaire

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