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14/08/2017

La nécessaire reconquête sémantique...

"Dans son roman le montage Vladimir Volkoff montre comment vaincre militairement et idéologiquement son ennemi en utilisant des armes non létales : les armes sémantiques. Elles sont un levier d’action puissant à manier avec précaution. Un long processus de renoncement fait qu’aujourd’hui elles sont employées contre la Marine Nationale.

Pour créer une arme sémantique, plusieurs conditions sont nécessaires. Tout d’abord, le ou les mots qui la composent doivent être maîtrisés. Leurs sens étudiés en amont, leurs définitions forgées patiemment. Ils ne doivent s’appliquer qu’aux domaines limités auxquels il sont destinés. Pouvoir être synonyme des mots qu’ils remplacent, sans que ceux-ci ne le puissent. Leur emploi doit être calculé. Leur contradiction impossible. Leur expression devra être naturelle. La première personne à les professer sera choisie avec soin. Leur formulation aisée sera répétée jusqu’à devenir universelle. Si toutes ces conditions sont réunies, ces mot deviendront des armes sémantiques. Des Mots.

Alexandre Psar –héros du montage- devait censurer un Mot, tant que l’URSS n’en aurait pas acquis la maîtrise. Une fois correctement révélé, le seul usage de ce mot permettait à l’Union de jeter le discrédit sur tout adversaire et d’orienter la discussion dans un domaine idéologiquement maîtrisé. Il garantissait la victoire politique dans un débat.

Dans 1984 de Georges Orwell, la dernière édition du dictionnaire doit terminer de faire de la novlangue la langue des Mots. Grâce à ce dictionnaire, les idées contraires à l’ordre établi ne peuvent plus être exprimées. Il ne peut y avoir de révolte si les révoltés n’ont pas de Mots pour s’exprimer.

La crise de l’immigration en mer méditerranée a aussi eu droit à son Mot. Le clandestin, l’émigrant et l’immigrant, ainsi que le réfugié sont devenus des migrants. Migrant...

Suite et source : lesalonbeige

5 fruits et légumes par jour : pourquoi ça ne marche pas !

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Depuis plus de 15 ans, les responsables de la santé publique expliquent qu’il faut manger 5 portions de fruits et légumes par jour. Pour que ça marche, il faudrait que l’État cesse de se mêler de tout et que chacun soit vraiment responsable de sa santé.

En février dernier le Haut Conseil de la Santé Publique a rendu, à la demande du ministère de la Santé, un « Avis relatif à la révision des repères alimentaires pour les adultes du futur Programme National Nutrition Santé 2017-2021 ». En clair il s’agit de faire évoluer les règles permettant de manger, et de bouger, dans des conditions optimales pour rester en bonne santé.

Ces normes, qui sont diffusées depuis 2001 dans le cadre d’un Programme National Nutrition Santé (PNNS), évoluent régulièrement pour suivre les nouvelles connaissances scientifiques, et aussi, nous le verrons, les modes politiques du moment.

LES NOUVEAUX « REPÈRES » POUR BIEN MANGER

Il est certain qu’une bonne alimentation est, toutes choses égales par ailleurs, un déterminant essentiel pour acquérir et garder la meilleure santé possible. La quantité calorique et la qualité nutritionnelle de nos repas permettent à notre organisme de contrôler son poids, de fonctionner au mieux et d’éviter nombre de cancers et de maladies cardiaques.

Quelques-uns de ces nouveaux conseils méritent d’être retenus : manger toujours plus de fruits et légumes, surtout des légumes, même si on en mange déjà 5 portions quotidiennes ; limiter la consommation de viande rouge et de charcuterie ; consommer tous les jours une poignée de fruits à coque sans sel ajouté (amandes, noix, noisettes, pistaches) ; manger au moins 2 fois par semaine des légumineuses (lentilles, fèves, pois, haricots) ; privilégier les céréales complètes etc.

Tout cela est bel et bon mais l’ensemble de cette démarche appelle un certain nombre de remarques.

LES STRUCTURES PUBLIQUES SE MARCHENT SUR LES PIEDS

En premier lieu on constate que, pour produire ces repères, il faut pas moins de 4 organismes publics ou para publics, qui semblent se marcher sur les pieds : la Direction Générale de la Santé est à l’origine de la démarche ; l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) est chargée de concevoir les repères en fonction des études médico-scientifiques ; le HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) doit proposer une formulation de nouveaux repères pour les adultes en vue du 4ème PNNS 2017-2021 ; enfin l’Agence Santé Publique France élabore les messages à communiquer au grand public et aux acteurs de santé.

À noter que l’ANSES a fini ses travaux fin 2016, le HCSP en février 2017 et que, 6 mois après, on attend toujours les messages de « Santé Publique France » qui semble avoir tout son temps.

En février dernier le Haut Conseil de la Santé Publique a rendu, à la demande du ministère de la Santé, un « Avis relatif à la révision des repères alimentaires pour les adultes du futur Programme National Nutrition Santé 2017-2021 ». En clair il s’agit de faire évoluer les règles permettant de manger, et de bouger, dans des conditions optimales pour rester en bonne santé.

Ces normes, qui sont diffusées depuis 2001 dans le cadre d’un Programme National Nutrition Santé (PNNS), évoluent régulièrement pour suivre les nouvelles connaissances scientifiques, et aussi, nous le verrons, les modes politiques du moment.

LES NOUVEAUX « REPÈRES » POUR BIEN MANGER...

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