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27/12/2016

C’est le socialisme qui doit quitter la France, pas ses entrepreneurs...

Il est une détestable et nuisible confusion dans les esprits entre libéralisme et entreprenariat. Elle est gravissime car elle légitime sur le champ de droite intellectuelle et politique la paresse, la décadence, la perte de désir et d’énergie. Elle est une cause majeure du remplacement de peuple et de civilisation.

On retrouve ses adeptes en tenue camouflée, qui justifient le comportement rentier d’une bonne bourgeoisie catholique et héritière, qui n’a de cesse que d’envoyer ses enfants s’abriter dans la haute fonction publique.

Ou aussi dans ceux qui nagent dans la confusion (il faut dire qu’ils peuvent exciper de certaines ambigüités) en interprétant Michéa, Onfray, ou les penseurs de la Nouvelle Droite : la juste critique de fond d’un hyper individualisme assortie de la logique multiple et solidaire du libéralisme économique avec le libéralisme sociétal ne peut justifier le repli encore plus individualiste entre les bras de maman, pardon de l’État.

Faut il rappeler que dans l’histoire des socialismes on ne trouve pas que la version étatiste qui fut la plus meurtrière.

Et cerise avariée sur le gâteau politique maintenant partagé en trois fractions, la géniale pensée du binôme Marine-Florian. Pardon d’employer les prénoms, mais en fait le seul nom propre interdit est celui de Marine : on devrait donc dire le tandem Marine Philippot, puisque ce dernier, lui, ne s’appelle pas et ne s’appellera jamais Le Pen. On peut comprendre que l’énarque Philippot se comporte en maximisant (comme tous ses collègues) le rôle d’un État dont il se veut être à la fois serviteur et grand maître. Mais qui demandait voici peu encore la dissolution de cette école du grand formatage jacobin, si ce n’est le FN, qui a prestement retiré ce point symbolique de son programme !

Le socialisme d’État, après ses échecs tragiques, est progressivement évacué de la face du monde; mais il reste quelques irréductibles Gaulois socialistes : ils sont dans l’ossature du nouveau FN !

Entreprendre, entreprise, figure de l’entrepreneur...


 

 

Il est un immense égarement qui consiste à réduire l’entrepreneur au commerçant. Le conquérant des mers et des sommets, le colonisateur, l’inventeur, le prêtre ou le guerrier ont été chacun à leur façon un entrepreneur. Il est des entreprises sociales, des entreprises créatives, pas seulement des entreprises marchandes ou financières, au demeurant fort utiles aussi dans la variété de la société. Et demain les profondes mutations du monde n’auront elles pas largement transformé les vocations, les formes de l’entreprise?

En fait si l’on regarde les trente siècles de civilisation européenne, l’un des centres d’originalité, celui qui a rendu notre civilisation  « chaude » c’est à dire évolutive, est précisément sa capacité à entreprendre. Pour le meilleur, et parfois le pire …

Entreprendre, c’est polariser une énergie, créer, humaniser l’homme dans sa singularité.  C’est juste grandir et ne plus se contenter de recevoir l’essentiel de ses parents (honte aux jeunes bobos Tanguy) puis de l’État, mais donner le meilleur de soi. C’est pousser au plus haut point l’autonomie et la liberté. Il n’est nulle part inscrit que l’entrepreneur soit obligatoirement libéral, sans frontiériste et accapareur. L’histoire montre d’ailleurs toute la richesse des facettes diverses de l’énergie créatrice.

Mais que se passe-t-il donc ici et maintenant ??? Nos créatifs, nos entrepreneurs s’en vont par centaines de milliers exercer leur talent sous d’autres cieux; et on voudrait quoi ? Pérenniser les causes de leur départ ? Nombre de nos jeunes sont frappés d’aboulie, de non envie, vieux avant l’âge et on voudrait sanctuariser la drogue dure de l’assistanat au lieu de leur donner des chances de bouger, de vivre ? Ceux qui osent encore entreprendre ont en permanence à l’esprit que la survie de leur activité dépend de la fraude, ou au moins de la non observance de toutes les contraintes administratives dont ils sont l’objet peu consentant; pour les plus petits ils se réfugient dans l’économie parallèle, partiellement ou totalement; pour les plus gros dans le trafic organisé des paradis fiscaux : bel avenir radieux! Et on voudrait remplacer des technocrates étatistes par d’autres technocrates étatistes !

Pire encore que l’hyper individualiste « libéral », l’autocentré assisté répond aux mêmes tares destructrices de tout corps social, mais les aggrave encore en les rendant inamendables du fait de la propagation virale de son propre néant. Jusqu’à ce que cette espèce protégée soit majoritaire et veille surtout à ce que rien ne bouge. C’est aussi pour cela que la France (Wallonie en tête si l’on peut dire…) est en train de se rendre irréformable. Jusqu’à sa sortie de l’histoire.

Venons en maintenant à l’argument central développé à fort juste titre : c’est le processus continu d’immigration non européenne qui est la question socle, indépassable, des problématiques du siècle en France et plus généralement en Europe. Eh bien oui, et ce fut donc assez surprenant de voir le corps politique censé incarner l’antidote au poison refuser l’idée même de «grand remplacement», avant même que de proclamer la compatibilité de la religion musulmane avec « la République »; question mal formulée au possible, car l’incompatibilité sur laquelle se porte le regard est celle de l’islam et de l’Europe en tant que civilisation, indépendamment de son organisation politique, plus ou moins nationale, plus ou moins républicaine.

Source : breizh-info.com

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