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20/12/2016

Santé : le grand mensonge médiatique...

Il est des sujet dont on peut dire qu’ils sont à la fois les plus débattus et en même temps les plus tabous. La santé et son pendant la sécurité sociale en sont un exemple frappant. Tout le monde en parle, personne ne dit réellement ce qui se passe.


Nous sommes au bord d’une crise sanitaire sans précédent, notre système de santé est devenu totalement bancal, les différents acteurs de ce système se jettent des insultes à la tête sans jamais trouver le point de rencontre nécessaire. L’idéologie a remplacé l’intelligence pour beaucoup et les « yaca faucon » sont de rigueur à chaque instant. Les médecins et les autres professions de santé par l’intermédiaire des associations non syndicales lancent tous les jours des alertes, les syndicats muselés et inféodés à l’état affirment qu’il n’y a rien ou presque d’inquiétant. Les politiques au pouvoir déclinent toutes les semaines leur « belles actions » qui sauveront le système (ce qui prouve qu’il doit être sauvé) l’opposition qui s’empêtre dans des propositions à demi mot, en demi teinte, pour ne pas voir  monter comme de la mayonnaise les idéologie collectiviste.

Le constat est alarmant, la France entière devient un désert médical, des villes comme Lyon ou Paris n’y échappent pas. Face à cette situation nous sommes obligés de constater que l’on entend tout et n’importe quoi sauf la vérité. Aujourd’hui le constat, que n’importe quel journaliste pourrait faire s’il portait son regard ailleurs que sur la pensée obligatoire, est le suivant. Un très grand nombre de médecins libéraux prennent ou vont prendre leur retraite, la pyramide des âges de la médecine libérale  est allumée en rouge depuis plus de 20 ans sans que personne dans le monde politique ne veuille s’y intéresser. De l’autre côté outre le numérus clausus imbécile, les jeunes médecins fraichement diplômés ne veulent pas s’installer en libéral, là encore personne ne veut s’intéresser aux véritables motivations de ces nouveaux diplômés.

Pas besoin d’être diplômé d’économie...


ou de l’ENA pour comprendre que lorsque 10 000 médecins libéraux cessent leur activité et que seulement 3000 les remplacent nous sommes en face de la plus grande catastrophe sanitaire que notre pays ait connu. Ce chiffre n’est pas issu d’un argumentaire politique mais bien de la réalité du terrain. Face a cette situation que constatons nous ? Des maires et conseillers départementaux prêts à dépenser des millions d'argent public pour créer des maison médicales qui resteront vides par manque de médecins, mais c’est la mode idéologique des politiciens en 2016. Nous voyons aussi des dirigeant politiques (de tous bords) prêts a en découdre avec les quelques médecins qui restent pour les culpabiliser, les mépriser, et surtout tuer la médecine libérale qui serait source de tous les maux. Marisol Touraine et les députés socialistes en tête de peloton pour cette arme de destruction massive. Face à ce psychodrame qui pourrait être risible s’il n’était si grave, nous sommes obligés de constater avec objectivité que ce n’est pas la santé qui est malade mais son système de remboursement. Face a cela, tous les jours on vous assène des mensonges à tous les niveaux de la communication. Il aura suffit qu’un François Fillon, poussé un peu dans ses derniers retranchements par l’action des professions de santé entre les deux tours des primaires, parle de notre système de santé et les choses se sont enflammées. Vous aviez tous remarqué que sans cette action des professions de soins jamais personne n’aurait parlé de ce sujet majeur. Les quelques mots de François Fillon, pleins de bon sens et de vérité, ont soulevé un tollé général si bien que pour détruire ce candidat tous les moyens sont bons. Il a osé dire que notre système de sécurité sociale était obsolète et qu’il fallait le réformer, que n’avait il pas dit ! La cohorte des «bien pensants» est montée au créneau, notre système n’est pas en danger, ce sont de faux arguments politiques, jamais grâce à Marisol Touraine la santé ne s’est aussi bien portée etc. L’idéologie communiste de 1946 au secours d’un système moribond depuis plus de 25 ans, dans un concert où l’on a même vu et entendu une pétition de « médecins pour sauver la sécurité sociale » Dans la suite de litanies contre Fillon on a pu entendre « qu’il voulait privatiser la sécurité sociale » alors que C’EST UN SYSTEME PRIVE. Autre argument « il veut donner la sécurité sociale aux mutuelles » ALORS QUE MARISOL TOURAINE L’A DEJA FAIT. Enfin Fillon voudrait « cesser les remboursements de petits risques » Nous connaissons tous cela dans le déremboursement de très nombreux médicaments entre autre. En un mot Fillon va refermer ce sujet et plus personne n’osera en parler jusqu’en avril 2017. Tout ceci montre à l’évidence que le problème Français n’est pas la santé publique, les professions de santé excellent et le monde entier nous les envie. Le problème est bien un système vieux de 70 ans qui ne peut plus assurer son office tant il a été dévoyé par les gouvernements successifs. A l’origine, la sécurité sociale était une assurance mutualisée des travailleurs salariés, basée sur la solidarité entre tous, pour mettre ces salariés à l’abri de la maladie (il en fut de même pour les retraites, système mort aussi) La gestion de cette assurance maladie était paritaire employeurs et salariés. Avec l’avènement de l’ère Mitterrand, les employeurs ont quitté la table de la parité, ils ont été remplacés par l’état et les problèmes ont commencé. Cet état qui se sert de la sécurité sociale comme d’un moyen de mettre en place « son système social » en évitant de le faire porter a l’impôt. Imaginez si l’état payait les charges salariales et patronales de tous les assujettis « gratuits » comme les CMU les AME et autres protégés de l’état, ce système assurantiel serait bénéficiaire. Il est donc nécessaire de voir ce problème sans passions, avec méthode et surtout pragmatisme, ce qui n’est pas le fort des politiques. Oui la sécurité sociale est une mutuelle privée et pas d’état, oui les assurances privées appelées à tort « mutuelles » sont maintenant dans la boucle du remboursement et cela de plus en plus. Et oui la question se pose : « Est-ce qu’un système collectiviste comme il est aujourd’hui peut être compatible avec la santé libérale» En constatant ce qui se passe aujourd’hui nous pouvons être inquiets, les socialistes ont largement commencé à tuer la santé libérale, elle est en train de mourir à petits feux (au propre comme au figuré, plus de 150 suicides de médecins en 2016) Ces mêmes socialistes n’ont aucune idée de comment la remplacer, une médecine salariée est inconcevable car trois fois plus chère, une médecine de pauvre et une de riches c’est ce qui se passe déjà du fait de la nouvelle loi santé, laisser les déserts médicaux s’installer c’est ce qui se passe. Du côté de l’opposition des solutions pourraient être trouvées mais le sujet est tellement passionnel que personne n’osera faire des propositions sérieuses et ce sera le plus démagogue qui sera élu. Comme nous pouvons le constater nous sommes véritablement dans une crise sanitaire majeure dont le mensonge est la seule arme de nos politiques. Si les Français veulent que leur système de santé soit sauvé et perdure, il devront s’intéresser à ceux qui proposeront des solutions intelligentes et certainement pas à ceux qui proposeront de ne rien changer car la sécurité sociale est un héritage de la guerre. 

Source : economiematin

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