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30/09/2016

Les failles du budget 2017

Le projet de budget 2017 vient d’être présenté par le gouvernement en milieu de semaine, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à ce stade de nombreux éléments convergent pour en questionner la crédibilité. D’ailleurs, le haut conseil des finances publiques, présidé par le Premier président de la Cour des comptes n’a pas hésité devant la qualité des documents transmis à questionner le cadrage budgétaire retenu par le gouvernement, mais également, quant à la soutenabilité des finances publiques à court et moyen terme, en relevant les risques pesant sur les dépenses pour 2017, mais aussi les effets de report d’un certain nombre d’allègement fiscaux sur 2018, « conduisant à fragiliser la trajectoire des finances publiques à compter de 2018 ». En conclusion, celui-ci estime « improbables les réductions de déficit prévues par le PLF pour 2017 » à savoir la réduction du déficit de -1,6 point de PIB à -1,1 point pour le déficit structurel et de -3,3 à -2,7 pour le déficit effectif entre 2016 et 2017.

Une croissance trop élevée :

Etonnamment, le gouvernement a décidé pour 2017 de l’approche prudente s’agissant de la croissance qu’il avait adopté en 2015 et 2016. D’une logique de plancher prudente consistant à retenir dans son cadrage budgétaire une hypothèse parmi les plus prudentes du consensus des conjoncturistes, celui-ci adopte au contraire une approche « volontariste » en 2017, en adoptant une évaluation haute de la croissance anticipée pour 2017 à +1,5%. C’est d’autant plus étonnant que des signes d’essoufflement de la croissance au niveau mondial se font sentir, conduisant les instituts de conjoncture à adopter une perspective autour de 1,2/1,3% (Consensus forecasts et OCDE). En réalité le gouvernement choisi de conserver son hypothèse de croissance retenue dès avril dans le cadre du Pstab 2016-2019. Par ailleurs l’inflation à 0,8 semble raisonnable et conforme sachant que le récent accord de l’OPEP, pourrait contribuer positivement au renchérissement du prix du baril, ce qui pourrait avoir pour conséquence (négative cette fois) de produire un redressement des taux d’intérêt (défavorable au service de la dette publique) et une dégradation attendue de la balance des paiements (renchérissement des importations).

En revanche des incertitudes existent sur l’évaluation de la croissance de la masse salariale (+2,7%), bien mise en évidence par le HCFP, ce qui devrait conduire à une surestimation pour 2017  des prélèvements sociaux et pourrait avoir un effet sur l’IR en 2018.

Des dépenses publiques à 54,6 ou 56,8% du PIB ?

Tout d’abord une considération liminaire : les prélèvements obligatoires ne vont pas baisser en 2017, pas plus que les dépenses publiques. C’est tout du moins ce qu’il ressort des éléments fournis (on attend la livraison du RESF mardi prochain) par Bercy pour l’heure. Que constate-t-on ?

  • Que...

Suite et source : ifrap

 

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