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27/08/2016

Les cloches...

Les cloches.

A ceux qui veulent interdire aux églises de faire sonner les cloches parce qu’elles les dérangent dans leur sommeil, je réponds que les pauvres cloches autrefois bénies de la chrétienté rythmaient le quotidien des temps anciens.

Elles appelaient les hommes à la prière. Elles écartaient la malchance. Elles annonçaient aussi les jours de fêtes, les baptêmes, les mariages, le décès. A chaque fois, à travers ces événements divers de la vie, on célébrait Dieu avec humilité, gratitude et joie. Les enterrements étaient aussi des célébrations de Dieu. Ils le sont encore pour beaucoup de chrétiens. La mort d’une personne est triste pour ceux qui restent, mais les cloches sonnaient toujours avec des intervalles sublimes, solennels et frénétiques, car un chrétien quitte son corps de péché et monte au ciel. Celui qui refuse le péché et vit sous la grâce de Dieu vivant n’a rien à craindre de la mort. Il ressuscitera dans l’autre monde. Les cloches, lorsqu’elles sonnent sont une présence de la mort dans notre quotidien. Elles nous rappellent notre finitude sur terre et la promesse d’une élévation.

A-t-on déjà entendu parler des chrétiens qui se plaignent du tintement de cloche de leur église ? Mais l’homme nouveau, ce post-chrétien, se plaint des cloches de nos églises en parlant d’elles comme d’une nuisance. Je parierais que sous prétexte de tolérance et de mixité, il se plaindrait beaucoup moins du muezzin qui dans son village anciennement chrétien appellerait du minaret les fidèles à la prière. Nos bonnes vieilles cloches sont une nuisance tandis que les minarets appartiennent à la culture de l’Autre qu’au nom de l’Ouverture, il nous faudra impérativement Respecter.

Il me semble pourtant qu’il y a assez des nuisances dont on devrait se plaindre : les incivilités, le désordre dans les villes, les fêtes qui débordent, la violence d’une certaine jeunesse, l’alcoolisme, les drogues, les bennes à ordures renversées, les graffiti qui salissent nos murs, la petite et grande criminalité, la publicité omniprésente qui est une nuisance permanente pour nos esprits et nos cerveaux, les programmes débiles des chaînes de télé, le commerce intégral, les produits alimentaires frelatés, les mensonges de nos médias, les films porno sur les portables de nos enfants, etc, etc.

Mais les nihilistes gauchisto-libéraux préfèrent s’en prendre à nos cloches.

Au reste, les cloches ne sont pas une nuisance.

Elles sont un signe du monde invisible au milieu du monde visible. Elles témoignent d’une présence surnaturelle. L’Eglise est la maison de Dieu parmi nous. Elle est l’Epouse du Christ. Cela est éternel. Cela restera vrai pour le Siècle des siècles. Dans La Sphère et la Croix, Chesterton écrit : « En appartenant à l’Eglise j’appartiens à quelque chose qui existe en dehors de nous tous, […]. Si nous mourions tous subitement, l’Eglise n’en existerait pas moins de toute façon en Dieu. »

Suite et source : Libertépolitique.com

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