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24/08/2016

La Patrouille de France : à l’école du risque, entre maîtrise et esthétisme...

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« Notre principale qualité, c’est de s’adapter » déclare l’un des membres de la Patrouille de France (PAF), au terme de la trente-quatrième représentation estivale à Perros-Guirec, ce 20 août 2016. Les neuf alphajets de l’armée de l’air ont occupé le ciel et salué les plages.

Lourds nuages, vent puissant, averses passagères… Comme chaque année, la Patrouille a rappelé sa capacité d’adaptabilité : intempéries ou autres imprévus, peu importe, les pilotes se doivent de réussir malgré tout.

Au dessus de la mer, ils ont donc ravis les yeux des vacanciers par des pirouettes audacieuses, en colorant le ciel capricieux des couleurs de la France : fumigènes bleu, blanc et rouge !

Une exigence et une maîtrise exemplaires

Chaque année le spectacle surprend ses admirateurs. Car il ne s’agit pas simplement de pirouettes vouées à éblouir les rétines des touristes ébahis, mais le résultat d’un entraînement assidu, le fruit fièrement présenté d’une préparation exigeante.

Les avions, parfaitement alignés malgré le vent et les nuages avancent d’une même force, comme s’ils étaient liés les uns aux autres. Un magnifique jeu d’équilibriste. Une cohésion et une coordination à couper le souffle. Et surtout, une exceptionnelle maîtrise de soi et de son avion. Les engins aériens s’imposent comme de puissants oiseaux que l’immensité du ciel n’effraie pas.

« À la Patrouille de France, nous suivons un entraînement très exigeant pour voler en parfaite harmonie. C’est un honneur pour nous que de représenter, sur le territoire national comme à l’étranger, la France et l’armée de l’Air » livre le commandant Christophe Dubois, leader de la PAF, dans la revue de l’armée de l’Air, Air Actualités.

Les neuf pilotes ont le regard audacieux. Cet ambitieux courage est d’ailleurs leur sève précieuse, elle les anime et les rend aptes à concentrer toute leur attention et leurs efforts pour braver le ciel et l’inflexible loi de la gravité. Chaque vol comporte de nombreux risques, une moindre faute d’attention pourrait coûter la vie du pilote. Ce n’est donc pas un simple spectacle, mais plutôt le témoignage pour tous ceux qui les observent que le risque n’en devient un que lorsque l’on s’y frotte, que l’esthétisme et la puissance sont le résultats d’un pari, et que l’aventure mérite donc d’être tentée. Alors, que ce soit dans le ciel, à bord d’un rafale ou d’un alphajet, sur la terre n’importe où et n’importe quand, suivons-leur exemple et bravons ce qui pourrait nous arrêter !

Un symbole littéraire et philosophique

La joie qui anime ces pilotes et leur fierté de posséder le ciel exprime un peu de ce qu’Antoine de Saint-Exupéry décrit dans Vol de Nuit. Un pilote n’est rien dans un ciel infini, bien qu’il porte aussi en lui-même un monde sans limite. Deux abîmes se confrontent : l’un, l’univers, visible, et l’autre, l’âme, invisible. Quelle force, quel absolu, quelle puissance se dégagent d’une telle rencontre ! C’est ce qu’évoque par exemple cette parole : « Sans doute ces mains, fermées sur le commandement, pesaient déjà sur la tempête, comme sur la nuque d’une bête, mais les épaules pleines de forces demeuraient immobiles, et l’on sentait là une profonde réserve ».

Source : aleteia.org

 

 

 

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