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09/08/2016

Magistrats : irresponsables et… irréformables !

À ma lecture quotidienne de Boulevard Voltaire, mon attention, comme on dit, a été appelée à la fois par l’article de Pascal Célérier à propos du juge Trévidic et surtout de ses collègues, mais aussi par la rafale de commentaires de lecteurs qui appellent, une fois de plus à la mise en cause de la responsabilité manifeste, écrasante, des magistrats dans l’assassinat du prêtre Hamel.

Réaction légitime, que cet appel à des poids et mesures moins déséquilibrés, mais malheureusement peine perdue : ce n’est pas demain la veille que les magistrats devront, à l’instar de tous responsables cadres privés ou fonctionnaires, rendre compte de leurs erreurs et de leur légèreté.

C’est que l’irresponsabilité, quoi qu’on en dise dans les homélies officielles, fait partie de leur statut et de leur culture. Pire encore, la corporation persiste et signe : il ne saurait être question même d’évoquer une « erreur ».

Avant-hier, sur BFMTV, une représentante de la corporation, magistrate de haut rang nous expliquait même qu’il ne fallait pas prendre prétexte de l’égorgement du père Hamel pour envisager d’interdire la libération des criminels dangereux : « il ne faut pas retirer au juge, disait-elle, la possibilité d’apprécier. »

Tout ceci avec un bon sourire à l’adresse du policier qui lui faisait vis-à-vis.

Droite non pas dans ses bottes mais dans ses escarpins, la magistrate consentait bien à exprimer sa profonde compassion pour les 350 morts français des attentats islamistes. Mais apparemment 350 assassinats, ce n’était pas aussi grave que la perspective de voir diminuer le pouvoir des juges.

Elle voulait bien aller jusqu’à admettre que dans l’affaire le juge avait commis une erreur grave. Elle-même, disait-elle avec un petit rire n’aurait probablement pas pris la même décision. Mais ce n’était tout de même pas une raison – si l’on comprend bien – pour empêcher ces juges de continuer dans la même voie.

Demandez à n’importe quel fonctionnaire d’autorité ou de responsabilité ce qui lui arrive si, d’aventure, et sans qu’il ait commis aucune erreur personnelle, sa responsabilité pouvait être mise en cause pour avoir par négligence exposée non pas même la vie, mais la santé d’autrui. Immédiatement, le premier juge d’instruction venu le met en examen, et le fait souvent sur des fondements futiles ou des allégations de mauvaise foi. C’est courant.

Qu’un préfet, arrivé en Corse au moment où le sol était encore taché du sang de son prédécesseur assassiné, ...

Suite et source : Polémia

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